La règlementation concernant les locations de courte durée, notamment via plateformes comme Airbnb, connaît une évolution majeure à partir de 2025 avec la mise en place de nouvelles exigences liées au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ces mesures s’inscrivent dans une volonté d’améliorer la qualité énergétique des logements proposés sur le marché touristiques, tout en freinant la prolifération des passoires thermiques. Les propriétaires sont désormais confrontés à un cadre plus contraignant qui touche tant l’obligation de réaliser un DPE que les sanctions en cas de non-conformité, redistribuant les cartes dans l’équilibre entre habitat durable et marché locatif.
L’article en bref
Les nouvelles règles pour la location Airbnb en 2025 s’articulent autour du DPE, obligeant les propriétaires à mieux maîtriser la performance énergétique de leurs logements.
- Restriction des passoires thermiques : interdiction progressive des logements classés F et G en location touristique.
- Obligation de DPE valide : exigence d’un diagnostic énergétique pour tous les meublés touristiques dans les zones tendues.
- Renforcement du contrôle local : instauration d’un numéro d’enregistrement et pouvoirs accrus pour les maires.
- Évolution fiscale : baisse des abattements pour les revenus tirés des locations meublées touristiques.
Ces changements redéfinissent les critères d’éligibilité des logements, impactant durablement la gestion locative Airbnb.
Un nouveau cadre énergétique pour les locations Airbnb exigeant un DPE rigoureux
Depuis le 1er janvier 2025, la règlementation encadre strictement la performance énergétique des logements proposés en location courte durée. Le Diagnostic de Performance Énergétique, jusqu’alors optionnel ou peu contrôlé pour les meublés touristiques, devient une pièce maîtresse de la conformité. La prohibition des habitations classées G, qualifiées de passoires thermiques, s’applique désormais également aux locations Airbnb, notamment dans les zones tendues où la demande et la pression sur le marché immobilier sont les plus vives. Ce sont celles-ci qui exigent que le logement affiche au minimum une classe F dès 2025, puis une classe E dès 2028, pour les nouvelles autorisations de location.

Calendrier des échéances cruciales pour les propriétaires
Les contraintes énergétiques s’intensifient selon le calendrier suivant :
- 1er janvier 2025 : Interdiction des logements classés G pour toute nouvelle mise en location touristiques en zones tendues, DPE obligatoire avec minimum classe F.
- 1er janvier 2028 : Le seuil minimal de performance énergétique passe à la classe E.
- 1er janvier 2034 : Tous les meublés touristiques devront respecter une classe comprise entre A et D pour être louables sur l’ensemble du territoire.
Les propriétaires sont ainsi invités à anticiper les travaux de rénovation énergétique pour préserver la viabilité locative de leurs biens sur Airbnb et plateformes similaires.
Les solutions concrètes pour améliorer la performance énergétique des logements
Pour ne pas subir les restrictions liées à un mauvais classement DPE, plusieurs travaux d’amélioration s’imposent prioritairement. L’isolation des parois et toitures, le remplacement des fenêtres par du double voire triple vitrage, ainsi que la modernisation des systèmes de chauffage vers des solutions plus économes et moins polluantes (pompes à chaleur, chaudières à condensation) figurent parmi les actions clés. L’efficacité de la ventilation et le recours à un éclairage basse consommation complètent ces travaux. Ces interventions permettent non seulement de respecter les exigences réglementaires, mais aussi d’améliorer l’attractivité du logement auprès d’une clientèle sensible à la durabilité et au confort thermique.
| Travaux d’amélioration | Bénéfices attendus | Aides financières potentielles |
|---|---|---|
| Isolation murs et combles | Réduction des déperditions thermiques | MaPrimeRénov’, Éco-PTZ |
| Remplacement fenêtres | Meilleur confort acoustique et thermique | TVA réduite à 5,5 % |
| Installation chauffage performant | Baisse des consommations énergétiques | Crédit d’impôt, aides locales |
| Ventilation efficace | Amélioration de la qualité d’air intérieur | Subventions spécifiques |
| Éclairage LED | Moins de consommation électrique |
Un contrôle renforcé des maires et un régime fiscal modifié impactent les propriétaires
Avec ces nouvelles réglementations, les municipalités disposent désormais d’outils accrus pour contrôler la conformité des locations touristiques. L’obligation d’enregistrement via un numéro unique, mettant fin à l’anonymat des annonces, renforce la transparence et facilite la vigilance contre les infractions. Les sanctions prévues en cas de défaut sont lourdes, allant jusqu’à 10 000 euros pour absence de déclaration et 20 000 euros en cas de falsification. Par ailleurs, les collectivités pourront réglementer localement la durée maximale des locations en résidence principale, désormais parfois plafonnée à 90 jours par an.
Sur le plan fiscal, cette même loi diminue significativement les abattements applicables aux revenus des meublés touristiques. Le régime micro-BIC perd en attractivité avec un abattement porté à 50 % pour les meublés classés (contre 71 %), et à 30 % pour les non classés. Les plafonds des revenus concernés sont aussi nettement abaissés, incitant certains propriétaires à se tourner vers des régimes plus adaptés à leurs situations, notamment le régime réel où les amortissements restent déductibles.
Mesures spécifiques en copropriété
En copropriété, la législation intègre désormais la possibilité d’encadrer plus facilement la location courte durée :
- Modification du règlement à la majorité des deux tiers pour interdire ces locations, au lieu de l’unanimité auparavant.
- Obligation d’expliciter dans le règlement si la location touristique est autorisée ou non.
- Information préalable obligatoire du syndic lors d’un projet de meublé touristique.
Ce cadre favorise la recherche d’un équilibre entre la protection des copropriétaires et le développement raisonnable des locations temporaires.
Quand le DPE devient-il obligatoire pour les logements Airbnb ?
Depuis le 1er janvier 2025, le DPE est obligatoire pour toutes les locations touristiques situées en zone tendue, avec des exigences minimales définies par la classe énergétique du logement.
Quels logements sont interdits à la location courte durée ?
Les logements classés G ne peuvent plus être mis en location touristique depuis 2025, et les classes F le seront à partir de 2028, dans le cadre des zones tendues.
Quelles sanctions en cas de non-respect des règles ?
Les propriétaires qui ne déclarent pas leur location en mairie ou falsifient leur numéro d’enregistrement s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 000 à 20 000 euros.
Comment améliorer la performance énergétique d’un logement ?
Les principaux travaux comprennent l’isolation, le changement des fenêtres, l’installation d’un chauffage performant et l’amélioration de la ventilation, entre autres.
Quelle est la nouvelle limite de location pour la résidence principale ?
La durée maximale de location d’une résidence principale peut être limitée à 90 jours par an par les communes, contre 120 auparavant.




